En ce moment, j'écoute en boucle ce petit chef d'oeuvre âgé seulement de 44 ans. "Rescue Me" ("Sauve moi !" en bon
français de France).
Ce titre est l'un d
es plus
connu de Fontella Bass "black soul singer". Pour ma part, je ne l'ai pas découvert à sa sortie (pas encore née), mais presque trente ans plus tard, quand est sorti sur les écrans, un film
que j'ai vu et revu et revu... Sister Act. J'ai adoré ce film pour les
musiques. (pas pour les bonnes soeurs, loin de moi l'envie de suivre la voie (ou voix ?) du seigneur, car bien trop
impénétrable pour moi... ). Ca swinguait, c'était un souffle nouveau et inconnu, que je découvrais à l'âge de 7 ans. La chorale des soeurs me mettait du baume au coeur et je m'amusais à prendre
la télécommande pour un micro devant la télé; (et non, je n'ai pas honte de dire ça... J'assume !!)
Et puis le temps à passer, j'ai découvert d'autres styles, d'autres musiques, des chanteurs à frics, des boys band éphémères (mon
dieu... j'ai écouté ça...), des trucs pop électro, des boum-boum, un king du reggae, des frenchies, pleins de frenchies... Et j'ai oublié Fontella Bass.
Jusqu'à il y a peu près deux semaines. Sister Act est repassé à la télé, Whoopi Goolberg m'a fait rigoler en soutane et j'ai
ré-entendu Fontella Bass, Dee Dee Sharp... Et le même effet qu'il y a 10 ans, un effet swing !
Alors depuis deux semaines, cette musique m'accompagne sur ma route du taff et me met de bonne humeur.
Quand je revois ce blog, les messages que j'y avais laissé il y un an, deux ans... Tout ça me paraît si loin.
Je ne suis plus étudiante, je bosse. Pour le meilleur, pour le pire, mais surtout pour le meilleur. Je crois que je ne supportais plus la fac, cette ambiance
hypocrite (tant pis, si je me fais des ennemis).
Demain, je suis en vacances, mes premiers congés payés ! Mais mon contrat (CDD) se termine à la fin mai et je m'active pour en trouver un autre assez rapidement.
Parce que je ne veux pas retourner à la fac, je ne veux pas être la fille raisonnable, qui a pris une "année sabatique" et puis hop qui retourne dans le troupeau des bons élèves qui savent faire
une dissertation, mais qui ne sont pas fichu de gérer un dossier ou de faire du bon café (très très important le café dans une boîte !)
Enfin, voilà, quoi, bienvenue sur le blog d'une gamine de 21 ans, qui a quitté sa fac, bossé en taule, et là qui se retrouve à informatiser des bouquins dans des petites bibliothèques d'une
com-com au fin fond d'un trou angevin.
Pour en revenir à mon titre, c'est pour dire que je croyais à peu près me connaître et qu'en fait, non. Ce n'est pas une découverte fondamentale vous allez me dire. C'est vrai d'autres sont déjà
passé par -là, je ne suis ni la première, ni la dernière. Mais c'est étrange, ça fait vide. C'est en même temps angoissant et excitant, comme si nous étions l'inconnu. J'ai aimé rencontrer mon
inconnu. Je l'ai reconnu dans le lot.
Ne trouvez-vous pas hallucinant ce besoin narcissique de voir sa bouille partout sur le net ? De voir combien on a d'amis qui nous
reconnaissent, nous mettent dans leurs "potes", laissent un message sympatoche sur notre mur, visible partout dans toute la webosphère ?
Je suis dans le mouv', comme tout le monde, hein, je suis pas infaillible. J'ai besoin que l'on me reconnaisse, j'ai même franchi un cap : j'ai mis ma trombine sur un de ses sites : bah oui,
parce que mon prénom est tout ce qu'il y a de plus courant et mon nom de famille est récurrent dans un pays limitrophe à notre chère France. Alors comme j'avais envie d'éviter que l'on me cause
en Belge, j'ai mis ma photo.
Une fois les formalités remplies, me vlà partie à la recherche de mes amis et en atteindre le plus possible. Y'a des gens qui me réponde, qui se foute ami avec moi, alors que franchement, j'ai dû
leur causer 2 fois dans ma pôvre vie (c'est ptêt que j'ai une discussion si intéressante que forcément... non, redescends de ton char, Marie !) 
Alors la question que je me pose, là, maintenant : c'est pourquoi ? Pourquoi cet engouement pour tous ces sites communautaires ? Pourquoi je
me suis prise au jeu ? Voici la réponse d'un sociologue Pascal Lardellier et que j'ai chopé dans un magasine féminin (je donne pas de marque, mais ça commence par
femme et ça se termine par actuelle...) : "Nos relations sont tellement balisés : travail, famille, école... qu'Internet apparaît comme une boîte magique qui permet d'élargir ce chanps.
" Et que ces sites permettent plus de "se raconter, plus que de se rencontrer".
Mais un petit
espoir quand même : "ces sites représentent un eldorado relationnel, mais c'est un effet de mode et dans deux ans on n'en parlera sans doute plus."
Allez dans deux ans, on se racontera via la caméra connecté à notre ordi, on n'aura même plus besoin de taper sur notre clavier...
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